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Recherches sur le patrimoine à Hiva Oa

Le tiki de Upeke a été amputé par un déséquilibré. Voir la page sur la sauvegarde du patrimoine; cliquez ici

Classement Unesco : cliquer ici pour voir la page du dossier UNESCO sur les Marquises sur le site web de la culture et du patrimoine:

En 2010, on ne peut que constater que les Marquisiens ne sont pas prêts pour la sauvegarde de leur patrimoine.

Il me semble illusoire de demander le classement Unesco alors même qu'aucune règle, aucune loi locale ne permet de protéger efficacement ce patrimoine et que, à chaque fois qu'il y a atteinte au patrimoine, rien n'est fait pour empêcher que cela puisse recommencer...
Rappelons, pour mémoire, sur Hiva Oa :
- que le tohua cérémoniel de Pekia, pourtant déjà sur la liste des sites classés depuis 1952, a été détruit par un entrepreneur marquisien et qu'aucune sanction n'a été prise contre lui (pour cette action).
- qu'un tiki répertorié B09-07-01 a été extrait de son emplacement sur son me'ae d'origine et emporté par un habitant dans son jardin et qu'aucune action n'a été entreprise contre cela ni par la municipalité, ni par le service du patrimoine.
- que le feu a été mis à la forêt au pied du Mont Temetiu, en avril 2010, qu'il y a atteinte à la biodiversité et aux sites archéologiques, que le patrimoine forestier, écologique a été brûlé jusqu'à 800m d'altitude, et qu'aucune plainte n'a été régulièrement déposée contre ces inconscients, défricheurs par le feu.
-que régulièrement, les coprahculteurs mettent le feu à leurs tas de bourres de coco, et au palmes après les avoir entassées sur les pierres des anciennes structures lithiques, de manière (sans doute inconsciente) à détruire petit à petit tous les vestiges des anciens temps en faisant éclater les pierres.  C'est donc ainsi la disparition programmée de tous les pétroglyphes, seules traces d'écriture symbolique laissées par les ancêtres marquisiens, traces à peine visibles mais ô combien importantes pour l'identité marquisienne.
-qu'un membre du conseil municipal de Hiva Oa vient de détruire sans autorisation un site archéologique au bulldozer dans la zone archéologique du PGA de Taaoa, juste à 50m de la zone de Upeke devant être classée à l'Unesco.
-enfin que l'idée même de "patrimoine" n'est en général pas comprise, puisque tous les propriétaires disent "c'est à moi" au lieu de "c'est à nous, les Marquisiens"

Rappelons enfin que les "Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial" précisent clairement au  n°53, page 26 :  "Les propositions d’inscription présentées au Comité devront démontrer l’engagement total de l’Etat partie à préserver le patrimoine concerné, dans la mesure de ses moyens. Cet engagement prendra la forme de mesures juridiques, scientifiques, techniques, administratives et financières appropriées adoptées et proposées pour protéger le bien et sa valeur universelle exceptionnelle".

En résumé, les lois actuellement sont inefficaces, permissives et de plus les services "compétents?" ne  portent pas plainte. La municipalité de Hiva Oa fait ce qu'elle peut, mais le patrimoine n'est pas une priorité.

Alors commençons d'abord par créer des lois de protection efficaces,  appliquons ces lois pour punir les contrevenants, intéressons nous à notre patrimoine, faisons en sorte que le patrimoine soit compris comme étant l'affaire de tous les marquisiens, et ensuite seulement nous pourrons demander l'inscription des Marquises sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

                                                              Eric OLIVIER

 

     La « Terre des Hommes » figure sur la liste indicative soumise par la France à l’UNESCO depuis le 20 septembre 1996, à l’initiative de Lucien Kimitete, maire de Nuku Hiva, Georges Teikihakaupoko et l’administrateur d’Etat de l’époque, Dominique Cadilhac.
Pourtant, tant pour des raisons politiques que par manque d’engouement pour ce classement au label d’excellence du patrimoine mondial, le dossier n’aura été qu’une coquille vide pendant dix années. Ni la Polynésie française, ni les communes ne souhaitait obtenir cette étiquette UNESCO jugée alors dangereuse par les élus politiques de l’une comme des autres.
En 2006, le projet de candidature a redémarré, sur la base de ce qui fut longtemps son talon d’Achille : les ambitions politiques de ministres et d’élus. Cependant, poussés par les maires des six communes de l’archipel, des équipes de bénévoles dans chaque île se sont pris au jeu et ont commencé à rassembler les données de ce qui justifierait un classement au patrimoine mondial.
À Hiva Oa, les travaux ont débuté en mai 2006 sous la coordination d’Eric Olivier qui a rassemblé une équipe pluridisciplinaire d’une trentaine de volontaires pour l’ébauche des premières lignes du dossier de l’île.
En août 2006, le gouvernement de la Polynésie française a mis en place un comité de pilotage « Marquises, patrimoine mondial de l’humanité ». Celui a ainsi demandé officiellement à la France d’inscrire l’archipel au titre mixte des « sites naturels et culturels », plus représentatif de la valeur de la « Terre des Hommes » que l’un ou l’autre des critères étudié isolément. De même, il a été décidé de présenter l’ensemble des îles marquisiennes, habitées ou non, sans distinction, pour une inscription en série.
Le calendrier alors établi a été pensé afin que les six dossiers envoyés au ministère des Affaires étrangères et à sa commission en charge des candidatures à l’UNESCO le soient progressivement et non d’un seul bloc. Nuku Hiva et Hiva Oa, les deux plus grandes îles, ont été retenues pour être le fer de lance de la candidature marquisienne.
L’équipe de bénévole de Hiva Oa s’est alors attachée à travailler par commissions :
Coordination du projet : Marc Tarrats
. Histoire : Marc Lenfant / Jean Saucourt
. Géographie : Marc Tarrats
. Traditions et culture : Félicienne Heitaa, Aline Saucourt et Tuarai Peterano
. Faune et flore : Teiki Richmond
. Archéologie : Catherine Chavaillon et Josette Garonne
Les critères sélectionnés pour la demande d’inscription de l’île en tant que patrimoine universel sont au nombre de 8.
Début janvier 2007, le dossier de Hiva Oa et celui de Nuku Hiva ont été envoyés à la Commission nationale à Paris.

                                                                                         Marc Tarrats

1er Mai 2007 : démission de Marc Tarrats en tant que coordinateur sur Hiva Oa du projet d'inscription des Marquises à L'UNESCO
25 Mai 2007 : élection de Josette Garonne qui devient coordonnatrice du projet Unesco pour les Marquises sud.
Aout 2007: démission de  Odile MARC, coordinatrice du projet sur les Marquises mais qui reste responsable du projet des écoles associées Unesco)
....  projet à suivre...???

projet repris en 2009 par Hiria Ottino, qui l'abandonne? pour construire une pirogue...?
Heureusement en 2010, il reste encore Tamara Maric qui veut vraiment faire aboutir ce projet
....  projet à suivre...                                                                                                            Eric Olivier

 

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Les critères retenus pour Hiva Oa
Le résumé analytique du dossier

Critère culturel n°3

Apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue.
C(3) - Les divers aménagements et architectures, qui couvrent toute la surface de l’île jusqu’aux crêtes, ainsi que toutes les formes de sculptures et gravures symboliques sur pierre sont des témoignages exceptionnels de la civilisation marquisienne aujourd’hui disparue.
Taaovea, situé précisément sur l’arête d’une crête, est un cas unique de me’ae, par ses dix panneaux gravés de pétroglyphes, cinq pierres percées, de nombreuses rangées de doubles cavités sur les bords d’une arête rocheuse aménagée de plats rectangulaires et d’écoulements.
De même, les peintures rupestres d’Eiaone sont uniques dans toute la Polynésie et le Pacifique.

Hiva Oa Pétroglyphes Tehueto Copyright Eric OLIVIER

 


Critère culturel n°4

Offrir un exemple éminent d'un type de construction ou d'ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une période ou des périodes significative(s) de l'histoire humaine
C(4) - Les structures traditionnelles de pierres sont des d’exemples éminents qui caractérisent le savoir-faire, l’organisation communautaire et le niveau artistique et symbolique remarquable atteint par les Marquisiens.
L’inventaire 2006 (non exhaustif) joint en annexe présente 350 ensembles de structures de Hiva Oa qui sont autant de témoignages des avancées architecturales et technologiques d’une période de l’histoire du Pacifique oriental.

Hiva Oa paepae Copyright Eric OLIVIER

Les dessins et les descriptions des premiers visiteurs occidentaux témoignent de la hauteur et de la majesté des constructions faites de bois et de matières végétales aujourd’hui disparues mais dont certains éléments ont été conservés dans les musées et les collections. Les vestiges lithiques visibles aujourd’hui comprennent des plates-formes d’habitations (paepae), des places cérémonielles (tohua), des lieux sacrés (me’ae) aux architectures extrêmement variées. Leurs aménagements comportent divers éléments tels que tables de pierre, monolithes dressés, statues (tiki), dalles sculptées en bas-relief, des pétroglyphes gravés sur rochers ou dalles de pierres, des pierres de travail présentant des cupules, des entailles d’aiguisage et des surfaces de polissage ou de meulage.
Les fosses silo (ua ma), les fosses pièges, les voies empierrées et pavées, les terrasses de cultures arboricoles, les tarodières construites en escalier et irriguées, les enrochements des berges des rivières, les forts, les grottes funéraires, complètent ces aménagements. Enfin, un lieu de pêche fait état d’une grande quantité d’ancres marines de fabrication locale et de poids de pêche perdus ou abandonnés entre 6 et 25 m de fond.

 

Critère culturel n°5

Etre un exemple éminent d'établissement humain traditionnel, de l'utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d'une culture ou de cultures, ou de l'interaction humaine avec l'environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l'impact d'une mutation irréversible
C(5) - Hiva Oa et ses dépendances offre un témoignage exceptionnel de l’établissement des polynésiens dans un environnement vierge où la culture apportée s’est profondément mariée avec les contraintes et les atouts de l’environnement. De très nombreux sites disséminés sur toute l’île sont autant d’exemples éminents. Parmi ceux-ci, Upeke-Pata situé dans la vallée de Taaoa, à 7 km du chef-lieu Atuona, est un ensemble cérémoniel spectaculaire par le nombre et la concentration de ses constructions. Son importance transparaît également dans la tradition orale de l’archipel.
 

Hiva Oa pierres à aiguiser Copyright Eric OLIVIER

Ralph Linton a décrit ce site (N° 95) et en a dressé le plan en 1920. Construit entre deux rivières, sur une superficie de 3 ha, il est composé de plusieurs parties : une vaste place rectangulaire environnée de plates-formes étagées (tohua koina) destinée à réunir la population d’une ou de plusieurs tribus et leurs invités pour participer aux nombreuses festivités et cérémonies qui ponctuaient l’année, l’habitation du chef, un grand ua ma, un secteur destiné aux pratiques funéraires comprenant un taha tupapau et diverses plates-formes et deux me’ae. Le grand tiki de pierre est toujours en place sur le me’ae supérieur, une tête sculptée sur une pierre de lave est posée sur une plate-forme dans le même périmètre.
Le site comprend 61 pierres de travail, quatre grands banians, un énorme badamier, plusieurs hutu (Barringtonia asiatica), de nombreux mape (Inocarpus edulis) arbres à pain et bancouliers.
En amont du site, des terrasses de culture comprenant des tarodières et des paepae s’étagent jusqu’à la falaise. Un peu en aval du parking se trouve un ensemble de constructions comprenant un paepae et une cour bordée de banquettes disposées en L. Une pierre, ornée de pétroglyphes profondément gravés, est insérée entre les blocs de la plate-forme nord-ouest.
L’ensemble de la vallée de Taaoa est un exemple éminent de l’organisation traditionnelle de l’espace en composant avec l’environnement et les exigences fonctionnelles. A l’évidence, les anciens Marquisiens y vécurent très nombreux car les vestiges de leurs lieux de vie sont omniprésents. De la plage aux falaises, d’innombrables murs et alignements de grosses pierres soutiennent les pentes, étagent les terrasses, supportent les beaux espaces aplanis des ensembles cérémoniels, s’échelonnent en tarodières, canalisent les rivières, stabilisent les chemins.
De plus, la gamme encore existante de préparations culinaires à base de produits locaux ainsi que la grande utilisation de la médecine douce à base des ressources insulaires soulignent encore l’interaction humaine avec son environnement. Si les recettes culinaires « traditionnelles » sont quasiment d’un usage quotidien dans chaque foyer, les soins traditionnels à base de plantes ont tendance à se perdre en raison des progrès de prise en charge médicalisée : les guérisseurs ne trouvent pas toujours la personne qui peut prendre la relève ou ne transmettent pas toujours leur savoir-faire.


Critère culturel n°6 et critère naturel n°7

Etre directement ou matériellement associé à des évènements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle. ( Le comité considère que ce critère doit de préférence être utilisé en conjonction avec d'autres critères) ;
Représenter des phénomènes naturels remarquables ou des aires d'une beauté naturelle et d'une importance esthétique exceptionnelle
C(6) N(7) - Deux sites archéologiques de Hiva Oa sont directement aujourd’hui le lien entre une culture passée et un événement traditionnel encore vivant, dans un cadre naturel exceptionnel et relativement authentique : Upeke-Pata et Iipona.

festival à hatiheu Nuku Hiva 99-2000

Par leur facilité d’accès, leur caractère grandiose et envoûtant, leur environnement d’une majesté naturelle, Upeke-Pata, qui possède la capacité d’accueillir un nombre important de personnes et Iipona par la présence de statues uniques et remarquables, font partie des points de rencontre et de manifestations du Festival des Arts des Iles Marquises. Hiva Oa a organisé les 3ème et 6ème éditions en décembre 1991 et décembre 2003.
Depuis 1987, cet évènement culturel majeur se déroule dans l’esprit des grands rassemblements d’antan soutenus par l’émulation et les échanges entre les différents groupes insulaires. Simultanément, les Marquisiens se sont réapproprié de nombreuses pratiques traditionnelles (tatouage, fabrication du tapa et des grands tambours cérémoniels (pahu), activités diverses liées aux manifestations festives,…)
Ces deux sites placés dans deux vallées qui s’ouvrent sur les deux plus larges baies de l’île sont d’une beauté naturelle exceptionnelle.
En 1991, le tohua de Upeke a fait l’objet d’une réhabilitation tandis que Pierre OTTINO étudiait et restaurait Iipona à Puamau.
C(6) N(7) – Les paysages de Hiva Oa sont directement associés à des œuvres artistiques et littéraires devenues aujourd’hui des références universelles exceptionnelles. Ainsi, Jacques-Antoine Moerenhout (1837), Max Radiguet (1860), Robert-Louis Stevenson (1890), Paul Gauguin (1903), Charles-Alfred Le Moine (1914), Alain Gerbault (1941), Jean-Yves le Tourmelin (1962) et Jacques Brel (1977) ont donné naissance à des chef-d'œuvre où les paysages de l’île sont admirablement décrits et sont à l’origine ou entretiennent le mythe de la beauté sauvage des îles Marquises.
Ce caractère authentique de la beauté sauvage repose sur les contrastes saisissants de couleurs entre les verts d’une végétation souvent luxuriante et le noir des roches aux formes tourmentées, mais aussi sur l’isolement géographique qui contribue à l’incomparable émotion et excitation de celui qui découvre pour la première fois les îles de l’archipel comme posées dans l’immensité bleue de l’océan Pacifique.
Par ailleurs, les corps de Paul Gauguin et de Jacques Brel reposent aujourd’hui dans le petit cimetière d’Atuona, le village principal de l’île, et contribuent à alimenter une forme de mémorial culturel en hommage aux œuvres artistiques évoquant l’archipel des Marquises.


Critère culturel n°6 et critère culturel n°3

Etre directement ou matériellement associé à des évènements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle. ( Le comité considère que ce critère doit de préférence être utilisé en conjonction avec d'autres critères) ;
Apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue.
 

Dalle gravée sur une structure dédiée aux morts, Hiva Oa, Copyright Eric OLIVIER

C(6) C(3) – Les Marquisiens, qui n’ont pas inventé de calligraphie, ont créé un art graphique aujourd’hui mondialement reconnu qui se manifeste en tout (tatouages, sculptures, parures, décorations architecturales…). Cet art primitif a influencé les peintres occidentaux précurseurs du courant moderne dont Gauguin ou Picasso.
A Hiva Oa, plusieurs pétroglyphes laissent entrevoir une forme de langage dont la connaissance est encore peu aboutie à ce jour. Un grand nombre de pratiques culturelles et sociales (langue, médecine traditionnelle, tatouage, danses et chants) sont autant de témoignages exceptionnelles de la cohérence de la société marquisienne avant l’arrivée des Européens et de sa capacité à survivre et à se renouveler.

Critère naturel n°8
Etre des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l'histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d'éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification ;

N(8) – Hiva Oa et ses dépendances, les îlots Fatu Uku et Mohotani, sont des exemples représentatifs des grands stades de l’histoire de la terre, notamment des processus géologiques, avec la surrection volcanique depuis un point chaud, aujourd’hui au sud de Fatuiva.

Critere 8 - falaises ouest Hanaiapa copyright Marc Tarrats

La disparition prématurée de la barrière de corail, typique des îles de l’Océanie, les mécanismes violents de destruction, particulièrement à Fatu Uku, et la (re)naissance d’une barrière corallienne sont des éléments éminents du développement des formes terrestres dans le Pacifique et ouvrent des voies à la recherche très actuelle sur la formation des tsunamis.

Critère naturel n°9
Etre des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l'évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d'animaux terrestres, aquatiques, côtiers et marins ;

N(9) – Hiva Oa et ses dépendances constituent, notamment en raison de leur isolement géographique, un espace éminemment représentatif de processus écologiques et biologiques qui conduisent à l’évolution des espèces vers des niches très spécialisées et la mise en place d’équilibres exceptionnels d’écosystèmes touchant la faune et la flore terrestre et marine, tant par un endémisme fort que par une extrême vulnérabilité au changement.
Par exemple, sur les 365 espèces de mollusques marins présentes aux Marquises, recensées dans la littérature, 29 espèces (7,95%) sont considérées comme endémiques de la région. Parmi les espèces récemment récoltées, un premier examen des protoconques des espèces de gastéropodes encore inconnues de Polynésie Française tend à montrer un niveau d’endémisme supérieur qui pourrait atteindre les 10%.

Critere 9 -Apetahia longistigmata - plante endémique MARQ - copyright TR


Critère naturel n°10


Contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent les espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation.
N(10) – Les crêtes de Hiva Oa et l’intégralité des îlots Fatu Huku et Mohotani (réserve naturelle depuis 1971) sont des habitats naturels encore préservés constituant une ressource pour la biodiversité, un laboratoire vivant pour le chercheur et déjà classés par les botanistes, entomologistes et ornithologues comme des espaces privilégiés pour la recherche.

Critere 10 - Mohotani - copyright Marc Tarrats

 
 

Archéologie à Hiva Oa

Une page sur ce site WEB de Hiva Oa vous présente les sites les plus connus de Hiva Oa (cliquer sur ce lien)

   

Le GRAN a effectué une recherche sous marine sur Hiva Oa en 2006 et les liens ci dessous vous proposent des documents sur Hiva Oa

lien : Accueil site du GRAN mission à Hiva Oa

lien : Page documents sur Hiva Oa

lien direct : Page HIVA OA Inventaire archéologique - Doc 4
direct link in english:  Archaeological inventory of Hiva Oa

  lien direct : Page HIVA OA-Bibliographie
  Lien : Dossier d'archéologie N°5 sur Hiva Oa (sur le site du collège Ste Anne à Hiva Oa)
  Lien:  Page du Gran sur le DAP5 d'archéologie sur Hiva Oa de Catherine Chavaillon et Eric Olivier

 

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