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L'île de Hiva Oa (texte de Pierre Ottino)

Situées entre 7°50 et 10°35 de latitude sud et 138°25 et 140°50 de longitude ouest, ces îles sont à la fois les plus voisines du cercle équatorial et les plus exposées du Territoire de la Polynésie française aux courants froids du Pacifique ; ces derniers remontent, à partir de l'Antarctique, le long des côtes de l'Amérique latine pour s'incurver, à l'approche de l'équateur, vers l'ouest en direction des îles Marquises. Ces courants froids et la trajectoire qu'ils suivent expliqueraient, en partie seulement, la faiblesse des développements coralliens de cet archipel tropical.  

Terres composées d'une vingtaine d'îles et hauts-fonds, s'échelonnant sur les 350 Km environ d'une chaîne sous-marine orientée nord-nord-ouest/sud-sud-est, les douze îles et îlots principaux ont surgi des fonds océaniques, reposant à près de 4.000 mètres de profondeur. La formation de ces édifices volcaniques s'échelonne d'à peine un peu plus d'un million d'années pour les plus récents qui se situent au sud (Fatu Hiva : 1,35 millions d'années), à environ 7 millions d'années pour les plus anciens situés au nord (Eiao : 5,2 à 7,5 millions d'années). Cette grande jeunesse du groupe explique la puissance de son relief et un paysage profondément escarpé.  

La superficie totale des Marquises équivaut à peu près à celle de Tahiti et de Moorea réunies, soit 1.300 Km2, mais le relief en particulier rend difficilement habitable une bonne partie de l'archipel. Celui-ci est séparé en deux groupes, nord et sud, par un espace maritime de 111 Km, qui n'empêcha cependant pas les communications inter-insulaires, même s'il favorisa l'émergence ancienne de particularismes régionaux. L'île principale de chacun des groupes représente à peu près un quart de la surface totale de l'archipel : 340 Km2 pour Nuku Hiva, au nord, et 320 Km2 pour Hiva Oa, au sud.

En dehors de ces îles principales, dont Nuku Hiva tient lieu de "capitale" administrative, les autres îles habitées sont Ua Pou et Ua Huka pour le groupe nord, Tahuata et Fatu Hiva pour le groupe sud. La population totale actuelle est en passe d'atteindre les 7000 âmes, dont 4000 vivent à Nuku Hiva et Ua Pou.  

Site de Iipona, Tiki Takaii, Puamau

Village de Puamau

à 45 km de Atuona

Site de Iipona, Tiki Takaii

 

Le piton et la Baie de Puamau

Eglise de Puamau

Tiki Makii Tau’a Pepe,  site de iipona

Plage de Puamau

Longue de quarante kilomètres d'est ou ouest, sur en moyenne une dizaine de kilomètres de large, Hiva Oa est bien jeune, si toutefois il venait à l'esprit de la comparer à ces îles hawaiiennes fort anciennes, dont les volcans remontent au moins à 70 millions d'années ! Pour en suggérer l'apparence, l'île pourrait être comparée à un hippocampe dont la tête puissante, dirigée vers le soleil couchant, serait en partie constituée de trois cratères accolés ; Atuona occupant le centre de cet ancien ensemble volcanique dont les escarpements subsistants forment une ligne de crête d'une altitude de 800 à 900 m., orientée sud-ouest/nord-est, et dépassant en trois points 1 100 m. Cette crête se poursuit jusqu'à l'extrémité est de l'île; l'altitude diminue alors légèrement, mais à l'approche de Puamau elle atteint à nouveau une moyenne de 700 m., pour se perdre ensuite dans les flots, au cap Matafenua.  

Avec Nuku Hiva, Hiva Oa est la seule île à présenter un ensemble de plateaux intérieurs avoisinant cette altitude. Mais, dans l'ensemble, les escarpements qui constituent en quelque sorte l'épine dorsale de ces édifices volcaniques forment de véritables barrières entre les différentes côtes des îles ; les vallées sont en outre compartimentées par diverses crêtes prenant naissance sur cette arête centrale. Les nuages, accrochés aux plus hauts sommets, alimentent des torrents qui arrosent régulièrement les plus importantes vallées ; il n'en va cependant pas de même pour les vallons moins profonds, et surtout ceux situés sous le vent, dont les cours d'eau sont alors intermittents et disparaissent à l'approche du littoral.

Atuona

Chef-lieu de Hiva Oa

Vue du ciel, la baie Vevau Nui,
dite Baie des traîtres,
sans doute à cause de la versatilité des élus locaux
à l'assemblée de Polynésie.

 

Baie des traîtres, Vevau nui

Brel mémorial                La tombe de Brel

 

 

la tombe de Paul Gauguin

 

Une autre caractéristique de ces îles est qu'elles ne présentent pas réellement de plaine côtière, ni à proprement parler de récifs coralliens. La côte est formée de falaises culminant parfois à 200 et 300 m. au-dessus des vagues du Grand Océan. Seuls les débouchés des vallées viennent, un temps, rompre ces imposantes murailles, et parfois déployer, à l'arrière des plus larges baies, une plaine alluviale, sur laquelle se sont souvent installées les populations humaines. La plage offre alors parfois une belle frange de sable, matériau bien moins répandu que les gros galets lisses, typiques des grèves marquisiennes.  

Les Marquises connaissent un climat sub-tropical, modifié localement en raison du relief notamment, ce qui explique la variété des micro-climats rencontrés. L'archipel est également un des groupes du Pacifique à être le moins arrosé, avec des précipitations oscillant entre 1000 et 3000 mm par an. La saison la plus humide, située au milieu de l'année, dure de deux à trois mois. La température moyenne y est de 26°C, l'humidité varie beaucoup selon l'endroit et avoisine, en moyenne, les 80%.

 

Cavaliers sur la plage de Atuona

 

Cimetière de Atuona

 

Tohua Pepeu à Atuona

 

Le Temetiu

 

Pahu et jeunes marquisiens

 

Magasin Gauguin

Ces indications données par les statistiques reflètent mal la situation vécue. En effet, la variation de pluviosité entre les vallées, entre les îles, et surtout selon les années est importante. Les longues périodes de sécheresse que connaît périodiquement cet archipel ont entraîné de graves disettes. Ces épreuves ont, semble-t-il, été un des facteurs de dispersion des Marquisiens vers d'autres terres ; elles marquèrent également certains traits de leur culture, parmi lesquels l'un des plus connus est l'habitude de préparer et de stocker d'importantes réserves de fruits d'arbre à pain, sous forme de pâte fermentée -ma-, à la fois dans des silos familiaux et des silos communautaires.  

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