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festival : danseurs

Loin d'être un emprunt récent le festival est une vieille tradition marquisienne.
Il a même un nom en marquisien : ko'ina
et désigne la fête, le grand rassemblement festif qui, de tous temps, a rythmé la vie des îles.
Autrefois, ces festivals avaient lieu pour célébrer une bonne récolte, un événement important dans la famille d'un chef : un mariage, une naissance, l'achèvement du tatouage d'un fils aîné, mais les plus importants étaient dédiés à la mémoire d'un prêtre divinisé. marquises : chefs de danse La préparation de ces fêtes qui rassemblaient les tribus de plusieurs vallées, parfois d'une île entière, pouvait durer des mois, et toutes les ressources d'une vallée être épuisées en quelques jours, car la tribu qui invitait avait entièrement à sa charge la foule de ses hôtes. 

Les Marquisiens ont renoué avec cette tradition du ko'ina et le premier festival des temps modernes a eu lieu à Hiva Oa en 1991, suivi du festival de Ua Pou en 1995, celui de Nuku Hiva pour le Nouvel An 2000 et de nouveau Hiva Oa en décembre 2003. Qui a eu la chance d'assister à l'un de ces ko'ina n'est pas prêt d'oublier ces journées et ces nuits dans ces clairières en pleine nature, à flanc de montagne, sur les tohua ou aires de danse restaurés pour cette occasion, journées consacrées à la joie d'être ensemble, aux danses et aux chants anciens, entrecoupés de combats d'échasse, de défis pour soulever la pierre et de monstrueux kaikai ou festins, le tout accompagné du battement permanent de dizaines de grands tambours.

Le Festival précédent du Nouvel An 2000 à Nuku Hiva

TAIOHAE
le 27 décembre 99

Le ko'ina du Nouvel An 2000 à Nuku Hiva commence le 27 décembre à Taiohae, face à la mer : la population de Nuku Hiva, représentée par ses grands chefs, disons ses notables, accueille ses invités venus de tout l'archipel mais aussi des îles Cook, de Rapa Nui (île de Pâques), d'Hawaï, de Tuvalu, de Tahiti, des Australes et des Tuamotu. Chaque délégation avance à son tour devant le front des tambours et répond au chant de bienvenue. Avec quelques moments forts, tel le chant d'un vieil homme de l'île de Pâques qui semblait très ému de retrouver la terre de ses ancêtres.


Danseur de Rapanui, l'île de Pâques
La légende en effet raconte qu'ils seraient partis un jour des Marquises à la recherche de plumes d'oiseaux de mer, et les voilà enfin de retour quelques centaines d'années plus tard...La nuit est juste tombée quand tout le monde se retrouve sur la plage pour accueillir, devant un grand feu ,les pirogues doubles des îles voisines qui arrivent à la voile, éclairées de flambeaux et chargées de guerriers.

"Nous sommes fiers de notre passé, de notre langue et de nos danses. Les sites sacrés revivent et nous transmettent toujours des messages que nous donnerons aux nouvelles générations" .

Tel est le discours de Heetoua, jeune marquisien de Ua Pou.
HATIHEU
le 28 décembre

Cette deuxième journée du festival a pour thème "Les temps anciens". Trois ans de travail on été nécessaires pour que le site de Komuhei, enfoui sous la brousse, reprenne vie, sous la direction de l'archéologue Pierre Ottino, l'impulsion d'Yvonne Katupa et les bras de nombreux volontaires. Le village tranquille de 220 personnes accueille aujourd'hui près de 2000 visiteurs.

Marquises : festival Le Ruhu par l'ensemble des groupes marquisiens donne le coup d'envoi aux haka qui se succèdent ensuite. Le son du pahu, le piétinement des danseurs, la ferveur du public, la beauté étrange des costumes : habits de feuilles ou de tapa (écorce battue), ornements de plumes et de nacre, créent une véritable magie qui se maintient jusqu'au coeur de la nuit. Marquises: festival
TAIPIVAI
le 29 décembre

Danses et chants de nouveau, suivis d'une cérémonie oecuménique en plein air. Aujourd'hui, la population de Taipivai offre à tous un somptueux kaikai. Depuis minuit, les maîtres des fours préparent ce festin pour 1000 personnes. Sept fours traditionnels ont été creusés dans la terre : au fond, de grosses pierres volcaniques sont placées sur un lit de bois sec auquel est mis le feu. Quand les pierres sont chaudes, on dépose des moutons et cochons sauvages qu'une partie de chasse a ramenés d'Eiao, l'île déserte au Nord, mais aussi des boeufs, des chèvres, des poissons, des bananes, des taros et des plats sucrés. Puis on recouvre de feuilles de bananiers et de terre et on laisse cuire à point.

A l'appel des pu (trompe de coquillage) et des pahu, les fours sont ouverts à 11 heures, et il faut parfois plus d'une dizaine d'hommes pour soulever les immenses paniers d'ou s'échappent de merveilleuses odeurs. 
TAIOHAE
le 30 décembre

Restauré par la force de la jeunesse du village et la foi de Lucien Kimitete, le site de Koueva, abandonné à la brousse depuis 150 ans, a retrouvé ses hae (fare) traditionnels. 12000 feuilles de cocotiers tressées ont été nécessaires pour les toitures. L'ouverture de cette dernière journée réunit tous les pahu du festival, des dizaines de grand tambours battent tous ensemble sur l'aire de danse, les vieilles pierres vibrent et le tohua revit.

Dès le matin, danses et chants se succèdent, entrecoupés seulement de quelques jeux traditionnels, tels les combats d'enfants montés sur échasses, les défis lancés à toutes les délégations d'envoyer un guerrier soulever cette énorme pierre. "Ceux de Fatu Hiva invitent les autres danseurs à venir se joindre à leur danse, et telle est l'homogénéité de la culture Maori que Pascuans, îliens des Tuvalu et des Cook s'intègrent parfaitement au groupe marquisien après quelques instants seulement d'hésitation.
Le soir le groupe de Ua Pou mené par Rataro, donne le départ avec une danse du feu dont les reflets vont jouer jusque dans les branches des banians majestueux qui surplombent le site. Enfin le groupe de Nuku Hiva clôt le festival tard dans la nuit .

Tahaumate Tetahiotupa nous donne la signification du drapeau marquisien: " Il est formé du jaune, du rouge et du blanc avec un tiki stylisé sur le blanc. Le jaune exprime la fête, à cette occasion les femmes s'enduisent la peau de eka (safran). Le rouge est la couleur des chefs et le blanc représente la paix. Le tiki est le signe de la culture polynésienne, chacun se reconnaît dans sa figure, le marquisien se reconnaît dans ses yeux immenses pour tout voir." Le dernier jour du festival, Lucien Kimitete, maire de Nuku Hiva remet ce drapeau à Guy Rauzy, maire de Hiva Oa où se tient maintenant le prochain festival du 16 au 19 décembre 2003.

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